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Goûter l’air ambiant

on jeu, 05/22/2014 - 10:10

La pratique quotidienne de la marche afghane permet de développer une sensualité toute particulière qui est de «goûter» l’air ambiant. Un talent qui implique aussi bien l’appareil respiratoire que le sens olfactif. C’est la température, la pression atmosphérique et la qualité de l’air qui président au caractère renouvelé de cette expérience s’apparentant à l’appréciation d’un bon vin. Pétillant, tonique, lourd, exubérant, etc. L’air possède en effet de multiples «goûts» et personnalités. Chaque jour, on peut ainsi s’attarder à découvrir l’air du temps dans la présence à soi.

Si on le sait, on l’oublie généralement, l’air est essentiel à la vie. C’est la première nourriture de l’être humain. Du premier au dernier souffle, le réflexe pulmonaire maintient la vie, mais c’est bien la qualité de l’air et la dynamique de notre respiration qui assure la vitalité.   À 23 000 cycles respiratoires par jour, le corps a en effet de nombreuses occasions de refaire le plein.

En marche afghane, la respiration se réalise strictement par le nez. En empruntant les voies nasales, inspires et expires engagent  le système énergétique des chakras. En effet, la tradition orientale conçoit depuis des millénaires la présence, au coeur de la colonne vertébrale, d’un canal central nommé «Shushumna» prenant naissance à la base du coccyx et terminant sa course à la glande pinéale.  Ce tube subtil s’entoure de deux canaux secondaires, «Ida» et «Pingala», entrelacés autour de celui-ci à la manière du caducée d’Hermès. Chacun  trouvant respectivement sa terminaison dans chaque narire. Pingala à droite est associé au pôle positif  du corps humain et Ida à gauche au pôle négatif. Enfin, ces trois canaux alimentent de concert  les moteurs énergétiques du corps humain, ou chakras, qui sont disposés le long de la colonne vertébrale. Soulignons que chaque «chakra» est associé aux glandes endocrines et organes spécifiques qui les voisinnent, participant à leur bon fonctionnement.

En marche afghane, la recommandation de respirer par le nez peut apporter un certain inconfort au débutant. Nombreuses sont les personnes qui respirant généralement par la bouche rencontrent d’abord des difficultés à s’astreindre à la respiration nasale stricte. Surtout à l'effort, alors que le corps demande un plus grand afflux d’oxygène. Il convient alors d'expirer par la bouche, voire d'inspirer par celle-ci en cas de besoin afin de retrouver rapidement son confort. Lorsque le calme respiratoire est rétablit, le plaisir de goûter l'air ambiant à partir de la respiration nasale est renouvelé. L'expérience invite au moment présent et à la conscience des systèmes circulatoires mis en action, dont le mystérieux système subtil.

Chakras

Comments

Tous les matins, depuis plus d'un an maintenant, je savoure l'air ambiant grâce à tes instructions Sylvie Alice!  Mille mercis pour cette occasion que je me donne maintenant de marcher en toute conscience dans l'appréciation de la nature qui m'entoure et de la santé qui m'habite.  La marche afghane, c'est tout simplemen génial!

Ce matin, j'ai savouré l'odeur du lilas.  Ça m'a rappelé de lointains souvenirs... l'odeur de fin d'année scolaire lorsque j'étais étudiante.

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